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Et si dessiner la nature avait un avantage insoupçonné ? 

Si dessiner la nature permettait de bouger plus ? Nous allons parler ici d’un type de dessin en particulier : le dessin en extérieur et la pratique du carnet nature / nature journaling.

Dessiner la nature dans un carnet permet de bénéficier de tous les avantages d’une activité au contact avec la nature et permet également de cultiver attention, curiosité, créativité, émerveillement et reconnexion au vivant.

Ici, nous allons voir un aspect en particulier en plus, qui mérite bien que l’on s’y attarde tellement il est important et encore trop sous-estimé : le mouvement.

Dessiner la nature en extérieur veut dire marcher dans la nature, explorer, et cette activité est absolument essentielle pour une santé durable et une vie pleine d’énergie, et sans douleurs qui nous restreignent dans nos activités.

Dans le livre « La chaise tue »1 Alexandre Dana et Victor Fersing ont enquêté sur les impacts de la sédentarité sur la santé et les bénéfices de se remettre en mouvement avec une activité comme la marche.

Marche et nature journaling sont très liés et très complémentaires.

Dans cet article, je vous propose de voir pourquoi remettre du mouvement dans nos vies est de plus en plus essentiel, quelques avantages méconnus de la marche et pourquoi un carnet nature permet de démultiplier les effets bénéfiques de la marche pour certains aspects.

Bonne découverte ! 🙂

La marche et la nature, un combo gagnant

La sédentarité, un problème préoccupant

Cette première petite partie dresse un bilan qui n’est pas très rassurant mais elle est importante : elle va nous permettre de voir de quoi on parle exactement et pourquoi la sédentarité est quelque chose que l’on devrait regarder d’un peu plus près.

Nous verrons ensuite tous les avantages du mouvement et pourquoi dessiner la nature en extérieur est particulièrement intéressant.

La sédentarité est un vrai problème. Même si on le sait tous plus ou moins (on connaît tous le fameux message « Pour votre santé, bougez plus »), on ne se rend pas forcément compte à quel point l’inactivité physique peut poser des soucis de santé.

Et d’abord, c’est quoi être sédentaire ? Qui est concerné ?

Selon l’ANSES, une personne serait sédentaire si elle passe au moins 8h assise par jour. Selon les instituts, cette durée varie entre 6 et 8h. Selon une étude Harris Interactive, les Français passent en moyenne 7h24 assis. Dans cette étude, 30% des répondants disaient passer entre 7 et 10 heures assis par jour.1

Et effectivement, si on prend le temps de travail au bureau, le temps de repas et les loisirs, on peut rapidement arriver à 7h assis dans une journée…

De son côté, le sport est très important, mais peut ne pas être suffisant. Une heure de sport dans la journée ne compense pas 8 à 10 heures passées assis.1

Les auteurs de « La chaise tue » parlent de ce phénomène en les nommant les « sportifs sédentaires » : les mêmes soucis de santé sont retrouvés chez ces personnes que chez des sédentaires non sportifs.2

Justement, de quels problèmes parle-t-on ?

Les problèmes de la sédentarité et bénéfices de la marche

Nous allons voir quelques chiffres ici, ils peuvent faire peur mais l’important est de retenir que le mouvement est essentiel et a des effets bénéfiques sur la santé à tous les niveaux.

Chaque mouvement compte 🙂.

L’inactivité physique serait responsable de 5 millions de morts par an, soit 9% de la mortalité prématurée.3

Elle peut entraîner ou aggraver des problèmes comme les maladies cardiovasculaires variées dont le diabète de type 2, 4, l’obésité, les troubles musculo-squelettiques (douleurs à l’épaule, tendinites du coude, syndrome du canal carpien, tendinite du pouce), maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer, la fatigue chronique, la dépression et l’anxiété.5-9

Ouf, quand même.

La bonne nouvelle est que l’activité physique comme la marche a des effets bénéfiques sur tous ces aspects (auquel on peut rajouter des effets positifs contre le cancer du sein5).

Pour les détails sur les chiffres et les études à l’appui, citées dans « La chaise tue », rendez-vous en bas d’article dans les références. 😉

À titre d’exemple, il est par exemple possible de diminuer de 30 à 40% le risque de développer la maladie d’Alzheimer en faisant de l’activité physique régulière (et les effets bénéfiques se situent à tous les stades de la maladie, en prévention ou une fois déclarée)8, 9.

Une activité physique comme la marche est donc un vrai atout santé !

Je vous propose de nous pencher sur un aspect de la marche en particulier, très lié au dessin en extérieur : la marche dans la nature.

marche dans la nature en forêt

Un petit bol d’air frais, il n’y a rien de mieux pour la santé 🙂 (Pexels, Pixabay)

Bénéfices de la marche dans la nature

En plus des atouts santé préventifs que nous avons vus, la marche cache d’autres atouts moins connus, dont on bénéficie d’autant plus lorsque l’on est en extérieur. Je vous propose de voir ça tout de suite 🙂.

Créativité et résolution de problème, un atout en plus de la marche

La marche, c’est bon pour la créativité !

On trouve cette idée dans une étude en particulier dans laquelle il a été comparé la capacité à trouver des solutions créatives à un même problème, en position assise, ou en marchant.10

Résultat ?

Les participants trouvent plus de solutions, et des solutions plus créatives, au même problème lorsqu’ils sont en train de marcher. Ces effets sont encore plus importants pour la marche en extérieur.

On retrouve la même idée dans le livre « Dessiner grâce au cerveau droit »,11 dans lequel Betty Edwards consacre toute une partie à la résolution créative de problème.

Dans ce livre, Betty Edwards nous dit que de nombreuses solutions à des problèmes que l’on rencontre ne se trouvent pas en se concentrant dessus et en faisant plus d’efforts.

C’est bien souvent quand on n’y pense plus et que l’on fait autre chose, marcher, cuisiner, conduire, que l’on trouve la solution.

Une fois que l’on a toutes les informations sur notre problème, le cerveau continue à y réfléchir en arrière-plan, quand on fait une autre activité comme la marche. La solution arrive souvent toute seule, sans efforts volontaires.

Des penseurs comme Kant, Nietzsche, Thoreau,12 ou Rousseau avaient l’habitude de marcher.

Nietzsche disait même que « Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose ». Il n’y allait pas à moitié 🙂.

De son côté, Rousseau disait « Sitôt que je m’arrête, je ne pense plus, et ma tête ne va qu’avec mes pieds ».

Côté sciences, Darwin était connu pour son « Chemin de pensée », un chemin de gravier qu’il avait conçu et parcourait plusieurs fois par jour pour l’aider à réfléchir.1

La même étude que précédemment indique que c’est au grand air, dans la nature que la marche a le plus de bénéfices.10

Ce qui tombe bien puisque c’est exactement ce que permet le fait de tenir un carnet nature. Voyons tout de suite quelques avantages de la marche dans la nature.

Marcher dans la nature : de nombreux bénéfices

Marcher en forêt : la sylvothérapie

Un aspect très étudié et dont les effets sont prouvés par de nombreuses études est la marche en forêt par ce qu’on appelle la sylvothérapie.

Cette pratique consiste simplement à marcher en forêt en sollicitant ses sens.

Malgré sa simplicité, cette activité a de nombreux bienfaits largement étudiés, notamment au Japon.

Parmi ce qui a été montré, on retrouve une diminution de la pression artérielle, une amélioration de l’humeur, une réduction des symptômes de dépression, une réduction du cortisol (l’« hormone du stress ») ou encore une stimulation de la créativité et des capacités cognitives.13

Ça vaut le coup de se promener en forêt donc 🙂.

Au Japon, cette pratique est même prescrite par certains médecins en cas d’anxiété, de stress ou de dépression légère, avec un nombre de séances et des lieux spécifiques.

Dans certaines régions, les assurances santé peuvent prendre en charge une partie des coûts associés aux programmes de sylvothérapie.

Cette pratique, appelée shinrin-yoku au Japon, est solidement ancrée dans la culture du pays.

sous-bois forêt nature

Et oui, la forêt nous fait du bien (René Rauschenberger, Pixabay)

Quelques bienfaits de la nature

En dehors de la marche, la nature en elle-même a de nombreux bienfaits.

Parmi les effets directs qui ont été étudiés, on retrouve notamment une diminution de la pression artérielle, une baisse du taux de cortisol, des effets bénéfiques sur l’anxiété ou encore des effets bénéfiques sur le sentiment de fatigue.14

Elle restaure également nos capacités d’attention mises à rude épreuve par les nombreuses tâches focalisées que l’on rencontre au quotidien.15, 16

Pour en savoir plus sur ces nombreux bienfaits, vous pouvez vous rendre sur cet article sur 7 bienfaits surprenants de la nature sur votre santé.

Mouvement, activité dans la nature, sollicitation des sens : le nature journaling / carnet nature combine tous ces aspects, que l’on retrouve dans la marche ou dans la sylvothérapie par exemple, et permet donc de bénéficier des nombreux avantages de ces activités.

Le nature journaling : démultiplier les bienfaits de la marche

Marcher pour se reconnecter au vivant

Alexandre Dana et Victor Fersing mettent en avant un aspect surprenant de la marche : celui de nous reconnecter au vivant.

J’ai tout de suite pensé au dessin nature en extérieur 🙂.

La marche est une activité écologique, bien sûr, puisqu’elle ne pollue pas mais on pense moins à cette activité comme quelque chose qui permet de nous relier à la nature.

Dans La chaise tue, Alexandre Dana nous dit par exemple « Là où la vitesse nous fait traverser les espaces sans les habiter, la marche nous permet de les ressentir ».

Cet aspect est pourtant de plus en plus important de nos jours.

Les villes, bruyantes, où la nature a souvent trop peu de place ou encore le boom des écrans et des divertissements numériques, nous ont peu à peu éloignés de l’extérieur.

Les enfants qui passaient avant l’essentiel de leur temps en extérieur, passent de plus en plus leur temps de loisir en intérieur. 

Résultat ?

On est de plus en plus déconnecté de notre environnement extérieur et du vivant. On ne connaît plus ce vivant, ce qui fait que l’on ne se rend pas compte de l’ampleur de la crise actuelle et ne nous incite pas à réagir.

À ça, s’ajoute le fait que les générations les plus jeunes ont aussi comme point de référence l’environnement dans lequel elles ont grandi : un environnement dans lequel il y a beaucoup moins d’insectes, d’oiseaux et de biodiversité en général qu’il y a quelques années.

Ce phénomène a été étudié et nommé « amnésie environnementale ». Tout ça n’incite pas à prendre des décisions qui pourraient inverser la tendance.

« Si nous détruisons la planète, c’est aussi parce que nous en sommes déconnectés. Qui pourrait rationnellement détruire la maison dans laquelle il habite ? Personne. » nous dit Victor Fersing.1

La marche permet de ralentir, de solliciter nos sens à nouveau, et de se reconnecter au vivant.

Pendant l’essentiel des 300 000 ans que l’être humain est sur terre, nous nous sommes déplacés à pied. Les déplacements rapides sont très récents et nous ne sommes pas vraiment adaptés à cette vitesse. Nos sens fonctionnent moins bien, on perçoit moins de choses.1

C’est assez paradoxal : les moyens de transports modernes nous permettent d’aller plus loin, de découvrir d’autres lieux, mais au final, on voit moins de choses, on perçoit moins son environnement et on s’en souvient beaucoup moins.

Tenir un carnet nature permet de faire un petit pas de plus : cette activité joue précisément sur les aspects de la marche qui nous permettent de nous reconnecter au vivant : la lenteur, l’attention et la sollicitation de nos sens.

Voyons tout ça tout de suite.

coccinelle nature

Attention, curiosité, émerveillement : c’est ce que permet un carnet nature 😉 (Myriams-Fotos, Pixabay)

Un carnet pour se reconnecter au vivant

« Ralentir à la vitesse de l’émerveillement » — John Muir Laws.

Cette formule résume bien la proposition de cette activité : s’entraîner à observer avec attention et curiosité la nature, pour faire des découvertes, mieux connaître la nature, et s’émerveiller un peu plus.

Cette activité permet d’être en mouvement, au contact de la nature, et regroupe donc tous les bénéfices que l’on a vus jusqu’ici.

Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Dans cette activité, on observe simplement la nature et on note ses observations dans un carnet dédié. Pour ça, on peut utiliser 3 outils : les mots, les chiffres, et les dessins.

Il s’agit simplement d’outils qui permettent d’observer le vivant et de faire des découvertes. Faire de beaux dessins par exemple, n’est vraiment pas le sujet ici 😉.

Le dessin est un outil puissant, qui permet d’observer avec attention, de noter précisément et rapidement ce que l’on observe, et de s’en souvenir efficacement.

Par contre il n’y a aucune pression sur le résultat, c’est un outil aussi intéressant et utile que les mots ou les chiffres par exemple 🙂. Vous pouvez donc utiliser l’outil avec lequel vous êtes le plus à l’aise. Si vous préférez les mots, pas de souci 😉.

Associer mots, dessins et chiffres permet par contre d’aller plus loin, d’avoir des notes plus riches, d’observer différemment et de mieux se souvenir.

En pratique, pour observer et faire des découvertes, vous pouvez utiliser 3 étapes successives :

  • 1. Noter ce que vous observez : quelque chose qui vous intéresse, attire votre attention, que vous trouvez beau ou curieux, et/ou sur lequel vous aimeriez apprendre quelque chose. Vous pouvez utiliser pour ça les outils que nous avons vus : les mots, les chiffres et les dessins, en les associant de manière libre.
  • 2. Noter les questions qui vous viennent pour voir si vous pouvez découvrir quelque chose sur ce que vous avez observé. Cela permet d’être plus curieux, d’observer un peu plus précisément, et d’aller au-delà des premières impressions, et finalement de faire des découvertes. Vous pouvez ensuite en choisir une ou deux et essayer d’y répondre en observant à nouveau.
  • 3. Faire des liens entre ces découvertes et ce que vous connaissez déjà, pour donner du sens et ancrer ces nouvelles connaissances dans un paysage qui vous est propre, avec vos propres références. Pour ça, notez simplement ce que vous rappelle ce que vous avez observé.

Pour en savoir un peu plus sur cette activité, vous pouvez faire un tour sur cet article.

Dessin nature journaling cycle de vie d’une fleur

Petite page de journal nature

Et si vous vous lanciez ?

On l’a vu dans cet article, la marche est une activité santé par excellence. Elle nous remet en mouvement, est accessible et nous permet de préserver notre santé à long terme pour mieux profiter de sa vie.

Plus que ça, elle nous permet de nous reconnecter à l’extérieur et au vivant, en nous permettant de ralentir et de solliciter nos sens.

Tenir un carnet nature permet d’aller un peu plus loin. En mettant au centre la curiosité, l’attention, la découverte et la connexion au vivant, cette activité combine tous les avantages d’une activité physique au contact de la nature que nous avons vus.

On apprend alors à mieux connaître le vivant, on s’y relie, ce qui donne naturellement à la fois l’envie et les moyens de le protéger.

Deux citations résument bien cette activité :

« Ralentir à la vitesse de l’émerveillement » — John Muir Laws,

« On protège ce que l’on aime, et on aime ce que l’on connaît. » — Jacques-Yves Cousteau

Et si vous essayiez ?

Pour aller un peu plus loin et vous lancer, vous pouvez télécharger le guide gratuit juste en dessous.

Vous y découvrirez comment tenir un carnet nature, quel matériel utiliser, et des idées pour utiliser le dessin dans ce type de carnet 🙂.

Et si vous avez des questions ou partages, rendez-vous dans l’espace commentaires un peu plus bas. J’y répondrai avec plaisir 🙂.

Ressources

(1) Alexandre Dana et Victor Fersing, La chaise tue: Comment échapper à la sédentarité et remettre son corps en marche, ed Eyrolles, 2025

(2) Vahid Farrahi et al. « Joint profiles of sedentary time and physical activity in adults and their associations with cardiometabolic health », Medicine & Science in Sports & Exercise, 2022

(3) I-Min Lee et al., « Effect of physical inactivity on major non-communicable diseases worldwide: an analysis of burden of disease and life expectancy », The Lancet, 2012

(4) Christina Voulgari et al., « Exercise improves cardiac autonomic function in obesity and diabetes », Metabolism, 2013

(5) K.L. Campbell et al. « Exercise Guidelines for cancer survivors: Consensus statement from international Multidisciplinary roundtable ». Medicine and Science in Sports and Exercise, 2019

(6) Eric Griez, La marche-thérapie. Gérer le stress, réduire l’anxiété et prévenir la dépression par l’exercice, Eyrolles, 2022

(7) Yuyang Guo et al. « Association between long-term sedentary behavior and depressive symptoms in US adults », Scientific Reports, 2024

(8) Olivier de Ladoucette, Bruno Dubois et Éva Tapiero, Alzheimer n’est pas une fatalité, HarperCollins, 2024

(9) Christine Sattler et al « Physical fitness as a protective factor for cognitive impairment in a prospective population-based study in Germany », Journal of Alzheimer’s Disease, 2011.

Zsolt Radak et al « Exercise plays a preventive role against Alzheimer’s disease », Journal of Alzheimer’s Disease, 2010

(10) Marily Oppezzo, Daniel L Schwartz, « Give your ideas some legs: the positive effect of walking on creative thinking », Journal of Experimental Psychology: Learning, Memory, and Cognition, 2014

(11) Betty Edwards, Dessiner grâce au cerveau droit (5e édition): Une méthode imparable pour s’initier à la pratique du dessin, Mardaga Editions, 2025

(12) Henry David Thoreau, Marcher, Le mot et le reste, 2024

(13) Yoshifumi Miyazaki, Shinrin Yoku. Les bains de forêt, le secret de santé naturelle des Japonais, Trédaniel, 2018

(14) Eva Selhub, Alan Logan, Comment la nature soigne notre cerveau, Marabout, 2018

(15) Les bienfaits de la nature sur le cerveau. Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC). https://www.frcneurodon.org/informer-sur-la-recherche/actus/les-bienfaits-de-la-nature-sur-le-cerveau/

(16) Hartig, T.; Mitchell, R.; de Vries, S.; Frumkin, H. Nature and Health. Annu. Rev. Public Health 2014, 35 (1), 207-228. https://doi.org/10.1146/annurev-publhealth-032013-182443

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