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Comment dessiner un oiseau en vol ? Quand on pense aux oiseaux on y associe souvent assez rapidement le fait de voler. 

C’est peut-être en plein vol qu’on peut le plus voir toute la légèreté ou la puissance d’un oiseau, que l’on observer une mésange ou un rapace. 

On peut donc être tenté par les dessiner en pleine action … et c’est là que ça se complique. Sur le terrain, le problème est qu’un oiseau qui vole est aussi un oiseau qui avance … pas facile donc de lui tirer le portrait. 

A partir d’une photo nous pouvons rencontrer d’autres problèmes : les proportions sont très importantes et pas toujours évidentes, les ailes prennent des formes parfois étranges et le bout des plumes est souvent dure à placer (un peu comme les doigts d’une main ou ceux d’une patte). 

En débutant le dessin, je n’avais pas d’approche particulière pour dessiner les oiseaux en vol … et c’était vraiment galère. Un des dessins que j’ai fait pendant mon défi de 30 jours était une pie en vol. J’ai mis plusieurs heures avant d’arriver au bout, avec un nombre incalculable de fois où j’ai dû effacer mes traits et recommencer …

Depuis, j’ai testé d’autres approches, et une en particulier m’a permis de faire des dessins beaucoup plus facilement et rapidement. C’est cette approche que j’aimerais partager avec vous dans cet article. Nous parlerons ici de dessin à partir d’un modèle photo mais avec de l’entraînement la méthode serait la même pour dessiner un oiseau sur le terrain. 

Sur ce blog, je vous partage mes découvertes et les astuces qui m’aident le plus à progresser en dessin. L’approche que je vous présente ici est celle proposée par John Muir Laws dans cette vidéo. C’est celle que j’utilise actuellement et qui, de toutes celles que j’ai pu voir, est pour moi la meilleure. 

Si vous commencez à vous attaquer à un dessin en dessinant précisément les contours et les détails, il y a de gros risques que les proportions et les angles ne soient pas corrects. Il est effectivement très compliqué de se concentrer à la fois sur un détail et d’avoir une vue d’ensemble du dessin pour que les différentes parties du dessin soient d’une taille correcte les unes par rapport aux autres. 

Je vous propose donc de procéder en 2 temps : tout d’abord bloquer les proportions, les formes et les angles à l’aide de traits de construction, puis ajouter par dessus les contours exacts et les détails. 

Si vos traits de construction sont exacts, vous avez de très grandes chances de faire un beau dessin, réaliste et bien proportionné 😉. Un autre avantage de procéder comme ça est que les traits de construction sont dessinés rapidement et sont très faciles à effacer et à corriger. L’idéal est de faire ces traits avec un mine “sèche” de type 4H par exemple. Elle marquera moins le papier, les traits seront plus discrets et plus faciles à effacer. 

Ces traits de construction sont donc : 

  • légers
  • rapides
  • faciles à corriger

Pour un cercle, il est par exemple plus pratique de faire plusieurs ronds les uns par dessus les autres en ajustant et en renforçant votre tracé au fur et à mesure plutôt que de tracer directement un rond parfait et bien net. 

Deux cercles dessinés au crayon a papier avec deux techniques

C’est cette approche que nous allons utiliser pour la suite pour nos traits de construction. 

Nous allons voir tout d’abord quels traits de construction utiliser pour un oiseau en vol puis comment ajouter les détails par dessus. 

C’est parti ! 

Une approche en 9 étapes

1. L’axe du corps 

Avec la première étape, on commence doucement. Elle est très rapide à faire mais est aussi très importante, alors autant ne pas passer à côté 🙂. 

Il s’agit simplement d’indiquer l’axe du corps avec un trait. Soyez très attentifs à l’angle, cet axe va influencer le reste de votre dessin donc vérifiez plutôt deux fois qu’une avant de continuer. 

Un petit truc pour dessiner les angles plus facilement est de “dessiner dans les airs”. Pour ça prenez votre crayon, fermez un œil et faites comme si vous dessiniez par dessus votre modèle en suivant le trait que vous souhaitez dessiner. Vous faites donc ce mouvement dans les airs. Reproduisez ensuite exactement le même mouvement sur votre feuille. 

Avec l’habitude et un peu d’entrainement cette première étape sera bien plus facile. 

Première étape pour dessiner un oiseau en vol : un trait pour l'axe du corps

Un petit trait pour vous, un grand pas pour votre dessin

2. Tête et forme du corps 

Pour la deuxième étape nous allons simplifier la tête et le corps à l’aide d’un rond pour la tête, et d’un ovale pour le corps

Pour les proportions, commencez par la tête, puis dessinez le corps en vous demandant combien de fois fait la longueur du corps par rapport à la tête. 

Enfin un dernier détail qui vous permettra d’orienter la tête : le bec. Pour le représenter, faites une simple ligne en étant attentif à sa longueur. Cette ligne vous aidera aussi à placer les yeux donc elle peut revenir un peu plus à l’intérieur du cercle de la tête. 

Dessiner la tête et le corps avec un rond et un ovale

Un rond, un ovale et un trait pour la tête, le corps et le bec

Notre oiseau va maintenant avoir besoin d’ailes pour pouvoir voler, voyons quels traits de construction tracer. 

3. Un cadre pour les ailes 

D’apparence, l’aile d’un oiseau est constituée de deux parties bien distinctes. La première correspond à notre bras et notre avant-bras, la seconde à notre main. On les voit bien sur un oiseau en vol par l’angle formé entre ces deux parties, comme s’il y avait un “coude” (qui est en fait le poignet de l’oiseau). 

Nous allons donc nous y prendre en deux étapes

Schéma d'une aile avec les différents types de plumes

Les première partie correspond aux zones 4, 5, 6, 7, 8 et 9
La deuxième aux zones 1, 2 et 3

Première partie de l’aile

La première chose à faire est de regarder l’angle de l’aile par rapport à l’axe du corps. Si l’oiseau que vous dessinez plane et qu’il est placé bien au-dessus de votre tête, cet angle sera perpendiculaire. 

Par contre si vous l’observez de biais, ou que vous dessinez un oiseau qui est en train de battre des ailes à partir d’une photo, ce ne sera plus le cas. 

Vous avez bien cet angle en tête ? Maintenant nous allons simplifier les bords de cette première partie de l’aile par deux traits parallèles. 

Un cadre en rectangle pour dessiner les ailes

N’hésitez pas sur la longueur des traits

Repérez ensuite le poignet, c’est-à-dire l’endroit où l’aile change d’angle pour chaque bord. Reliez ensuite simplement ces bords par un trait à l’endroit que vous venez de repérer. Vous venez de former un premier rectangle.

Bout des ailes

Mettons que votre oiseau ne bat pas de l’aile (ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour lui 🙂) mais qu’il plane. 

De la même façon que nous venons de faire, nous allons construire un cadre à l’aide de deux lignes parallèles. 

Si besoin, prolongez les lignes que vous venez de tracer pour la première partie de l’aile. Repérez ensuite le bout de l’aile et fermez votre cadre à l’aide d’un nouveau trait. 

Un triangle pour dessiner les ailes dans le cadre

Ça commence à prendre forme !

Sur cette ligne, placez un point au niveau du bout de l’aile. Reliez ensuite l’extrémité des coins de votre premier rectangle à ce nouveau point pour former un triangle. 

Pour tracer ce triangle, vous pouvez aussi vous aider des “espaces négatifs”, si vous ne savez pas de quoi il s’agit je vais en dire un petit mot dans la partie suivante. 

Comment faire si l’aile n’est pas perpendiculaire au corps mais forme un “V” ?

La démarche est identique, avec une dernière étape pour vérifier vos traits : 
          1. Tracez un premier rectangle qui correspond à la première partie de l’aile. Observez bien l’angle formé entre cette partie de l’aile et l’axe du corps.
        • 2. Tracez un deuxième rectangle pour la deuxième partie de l’aile. Attention, ne suivez pas les bords de l’aile mais faites en sorte que le bout de l’aile arrive entre les 2 bords de votre rectangle.
        • 3. Fermez ce deuxième rectangle à l’aide d’un dernier trait.
        • 4. Placez un point au niveau du bout de l’aile et reliez ce point aux coins du premier rectangle (là aussi les espaces négatifs peuvent vous aider).

        Répétez cette démarche pour la deuxième aile. Pour vérifier votre tracé, utilisez des lignes parallèles.

        Etapes pour dessiner des ailes qui ne sont pas droites

        Même avec de belles ailes, notre oiseau aurait bien du mal à voler s’il n’avait pas de queue. Voyons donc comment dessiner les traits de construction qui vont bien. 

        4. Dessiner la queue et les pattes

        La queue d’un oiseau, en fonction de l’espèce et de son comportement, peut avoir plusieurs formes. Triangulaire, rectangulaire, plate au bout, arrondie, fourchue, être très longue ou très courte … 

        Pour les traits de construction nous allons faire très simple : deux traits, un pour chaque côté de la queue, et un troisième pour le dernier bord, le plus éloigné du corps de l’oiseau. 

        Petite astuce, ce dernier bord est parallèle aux traits parallèles que nous avons tracés à l’étape précédente. Voici un petit schéma pour illustrer tout ça 😉.

        Si ce n’est pas le cas, votre oiseau risque d’être déformé façon cubiste, ça peut donner un style mais ça ne sera pas très pratique pour voler. 

        Lignes parallèles pour dessiner les ailes et la queue

        Quand on aime les lignes parallèles, on ne compte pas

        Les espaces négatifs

        Les espaces négatifs sont tous les espaces à l’extérieur des contours externes de votre sujet. Vous concentrer sur ces espaces et reproduire les formes qu’ils dessinent permet de dessiner beaucoup plus facilement les contours. Ils permettent aussi de vérifier si les angles ou les proportions sont corrects. Si vous observez que ces espaces ne correspondent pas au  modèle c’est qu’il y a une correction à faire sur votre dessin. 

        Observer ces espaces est donc une petite habitude à prendre et à faire tout au long du processus de dessin. Ça peut vraiment faire une énorme différence sur le résultat. 

        Chez les oiseaux, les espaces entre la tête et les ailes, entre les ailes et la queue ou encore entre les plumes au bout des ailes peuvent énormément vous aider dans votre dessin. 

        Croquis d'un oiseau en vol avec les espaces négatifs en hachures

        Quelques espaces négatifs hachurés

        Pour les pattes, faites de simple traits avec un petit rond au bout pour l’emplacement des doigts. Ce qui est important ici est l’endroit où s’insèrent les pattes, leur angle et leurs longueurs. 

        La prochaine étape va nous permettre de préciser notre dessin en passant de formes très rondes à un dessin avec des angles plus réalistes. 

        Avant de passer à cette étape, vérifiez bien vos traits – les angles et les proportions – et corrigez-les si besoin. Pour les proportions, vous pouvez comparer les différentes parties du dessin à la taille de la tête par exemple. 

        5. Sculpter les angles 

        Cette étape consiste à utiliser des lignes droites pour marquer plus précisément les angles de votre oiseau. Ces lignes droites peuvent aussi servir à marquer une courbe qui devient plus importante par exemple. 

        Ces lignes sont tracées par-dessus vos traits de construction mais doivent rester des traits légers et peu marqués. 

        Vous pouvez regarder plus attentivement au niveau de la tête et du corps où il y a souvent des angles particuliers et importants à reproduire. 

        Croquis d'un oiseau en vol avec les angles marqués

        Ces traits permettent d’éviter l’effet « bonhomme de neige volant »

        Nous sommes arrivés à la fin des traits de construction, vous avez fait le plus gros du travail ! 🙂

        Avant de passer à la suite, vérifiez une dernière fois ces traits en vous aidant des espaces négatifs et en vérifiant bien les proportions. 

        Vous pouvez aussi retourner votre dessin et votre modèle pour mieux voir les éventuelles erreurs de tracé. De mon côté, quand je fais ça, en général, ces erreurs me sautent aux yeux !

        6. Contours du corps et de la tête

        A ce niveau, les traits peuvent être plus marqués. Vous pouvez estomper les traits de construction à l’aide d’une gomme s’ils apparaissent de trop. L’idéal est une gomme “mie de pain”, qui permet d’estomper un trait facilement sans l’effacer totalement. Si vous avez ce genre de gomme, il suffit de tapoter avec sur votre trait pour l’estomper.

        Pour cette étape, il ne s’agit pas de suivre exactement vos traits de construction mais de s’appuyer dessus uniquement. Ils constituent un cadre qui vous assure d’avoir de bons angles et de bonnes proportions. Il vous permet de vous concentrer sur le détail précis des contours. Observez donc bien les contours et reproduisez-les sur votre dessin. 

        Au niveau de la tête, deux endroits méritent une attention particulière : l’angle au niveau du front et l’espace entre le bec et la tête. 

        Croquis d'un oiseau en vol avec les contours du corps et de la tête dessinés

        On rentre dans le vif du dessin ! 

        7. Plumes des ailes  

        Plumes de couverture

        Pour les plumes des ailes je vous propose de commencer par les plumes de “couverture” qui, comme leur nom l’indique, couvrent une partie des ailes des oiseaux. 

        On distingue 3 types de plumes de couvertures en fonction de leur taille : les petites, les moyennes et les grandes. 

        En fonction de l’oiseau et du niveau de détail que vous voulez indiquer elles seront plus ou moins visibles. Bien souvent on ne voit qu’un seul groupe de plumes (les grandes couvertures). 

        Schéma d'une aile avec les différents types de plumes

        Les noms font référence à la taille : 7 : petites couvertures ; 6 : moyennes couvertures ;
        5 et 2 : grandes couvertures

        Je vous propose donc de tracer le contours de ces plumes uniquement.

        Croquis d'un oiseau en vol avec les plumes de couverture dessinées

        Ces plumes couvrent les autres, il vaut donc mieux
        les dessiner avant

        Insertion des plumes

        Comprendre comment et dans quel sens s’insèrent les plumes vous serez d’une grande aide. On distingue 2 types de plumes : les primaires et les secondaires. Elles s’insèrent différemment sur l’aile et seront donc dessinées différemment. 

        Les premières (les “primaires”), s’ouvrent comme un éventail et partent d’un même point à l’intérieur de l’aile, sous les couvertures. 

        Les deuxièmes (les “secondaires”) sont parallèles les unes aux autres et partent de différents points répartis tout le long de l’aile. 

        Schéma d'une aile avec les différents types de plumes

        1 : « rémiges primaires », en éventail
        4 : « rémiges secondaires », parallèles

        Les plumes des ailes ont un générale un bord assez droit et un bord avec un angle beaucoup plus important. Si vous suivez ce principe, ce sera beaucoup plus facile de dessiner des ailes réalistes sans recopier forcément exactement votre modèle.

        Dessin d'une plume

        Plume du bout des ailes : un bord droit et un bord en biseau

        Pour vous aider à dessiner les plumes, vous pouvez placer des points sur l’aile qui vous serviront de repères. Avec un peu d’habitude ces points de repère seront moins utiles. Voyons tout ça en images. 

        Milan royal en vol avec indication de l'insertion des plumes des ailes

        Au bout des ailes les plumes partent d’un même point contrairement aux autres plumes

        Dessin d'un oiseau en vol , traits de construction pour les ailes

        Quelques points de repères en plus

        Dessin d'un oiseau en vol, dessin des ailes

        Et hop ! Deux belles ailes !

        8. Plumes de la queue

        Pour les plumes de la queue, la démarche est la même que celle que nous venons de voir.

        Pour vous aider, vous pouvez dessiner les contours plus exactes de la queue avec des traits de construction (légers pour pouvoir les effacer ensuite). 

        D’autres points de repères peuvent être ajoutés pour un coup de pouce en plus. Par exemple, vous pouvez mettre un point pour marquer chaque bout de plume et un point entre chaque plume pour les délimiter. Avec l’habitude, ces derniers points ne seront pas forcément nécessaires. 

        Vous êtes prêt à présent pour dessiner les plumes !

        Dessin d'un oiseau en vol, dessin des ailes
        Dessin d'un oiseau en vol, traits de construction pour la queue
        Dessin d'un oiseau en vol, dessin de la queue

        En 3 étapes votre oiseau est paré pour voler

        Avec toutes ces étapes nous avons surtout dessiné les contours de l’oiseau et il a peut être un aspect un peu bizarre. Je vous propose de rajouter quelques détails à l’intérieur des contours pour améliorer tout ça. 

        9. Quelques détails en plus

        Le premier détail que vous pouvez ajouter est l’œil. Si vous ne voyez pas l’œil, même si vous savez où il est censé être, pas le peine de le rajouter. Restez fidèle avant tout à ce que vous observez. 

        Vous vous souvenez de la ligne du bec ? L’œil est situé dans le prolongement de cette ligne, un petit peu au-dessus (petite exception chez les canards chez qui l’œil est un peu plus haut). Pour savoir où le placer, observer le distance entre le point d’insertion du bec sur la tête et l’œil. Vous pouvez également dessiner les pattes à ce stade.  

        Vous pouvez ensuite délimiter les différentes parties du plumage s’il y a des changements de couleurs par exemple. Ces changements sont souvent situés au niveau de la tête, de la poitrine, du ventre et des ailes (entre les couvertures et les autres plumes par exemple). Les différentes plumes qui sont sur le dos de l’oiseau ont parfois des couleurs différentes également. 

        Pour un dessin simple, choisissez quelques nuances de gris et appliquez-les à l’aide de hachures. Vous pouvez aussi utilisez des crayons de couleurs ou de l’aquarelle en fonction de vos préférences … tout est possible ! 😉

        Dessin d'un oiseau en vol, Milan royal

        Un oeil et des pattes et notre oiseau est complet ! 

        Et voilà, nous sommes arrivés au bout de cette méthode pour dessiner les oiseaux en vol. 

        Pour que tout ça soit encore plus concret, je vous propose de voir en images dans une dernière partie comment cette approche peut être appliquée à différentes espèces et pour différents points de vue et positions d’un oiseau. 

        Quelques exemples en plus

        Dessin d'un rapace en vol en 3 étapes
        Dessin d'un Héron en vol en 3 étapes

        Pour vous faciliter le travail quand vous dessinez les ailes, commencez par les plumes qui
        sont au-dessus (les couvertures ici)

        L’approche que l’on a vu s’applique très bien à d’autres conditions comme on peut le voir dans ces deux exemples. Le tout est de commencer par tracer l’axe du corps et des ailes, de placer vos traits de construction par-dessus puis de rentrer dans les détails ensuite. 

        Conclusion

        J’espère vous avoir apporté toutes les solutions pour dessiner plus facilement les oiseaux en vol, rapidement et facilement. Résumons rapidement ce que nous avons vu.

        L’approche que nous avons vue est en deux temps : d’abord dessiner les traits de construction puis passer au dessin exact. 

        Les traits de construction permettent de s’assurer que les proportions, les angles et les formes sont exactes avant de passer au dessin en tant que tel. Les traits sont légers, rapides et faciles à corriger. 

        La première chose à faire est de dessiner l’axe du corps. Nous rajoutons ensuite par-dessus un rond pour la tête et un ovale pour le corps. Pour les ailes, vous pouvez dessiner un cadre rectangulaire, il permettra de bien les orienter et de les dessiner de la bonne taille beaucoup plus facilement. Les traits de construction de la queue peuvent former un simple triangle ou rectangle. La dernière étape pour ces traits de construction est de sculpter les angles en étant attentifs aux différentes lignes droites et aux changements de directions des courbes. 

        Pour le dessin exact, appuyez vous sur les traits de construction mais ne les suivez pas exactement, il s’agit de bien observer le modèle pour dessiner les contours exacts. Pour dessiner les plumes des ailes un petit détour pour comprendre l’anatomie d’un oiseau est bien utile. Une aile est formée de différents types de plumes qui poussent différemment. Comprendre le point d’ancrage et la direction de ces plumes vous aidera beaucoup à dessiner une aile. 

        Vous pouvez peaufiner votre dessin en ajoutant quelques détails en plus : l’œil (ou les yeux mais souvent un seul œil est visible), des marques particulières sur le plumage, des tons de gris ou de la couleur, … 

        Enfin, deux choses peuvent particulièrement vous aider à dessiner les oiseaux en vol : les espaces négatifs et les proportions (en prenant un point de référence comme la tête par exemple). 

        C’est une approche qui demande à être essayée, testée et apprivoisée mais qui peut vous faire gagner beaucoup de temps et vous faciliter énormément le travail. Une fois bien apprivoisée, elle peut même être utilisée sur le terrain. Les petits oiseaux qui volent vite seront très durs à dessiner mais les plus grands, qui font souvent des vols planés sont faisables avec un peu de pratique. 

        Je vous invite à tester tout ça et à voir si cette approche vous parle. Rien ne remplace le passage à l’action 🙂. Dessiner les oiseaux en vol est vraiment abordable avec une bonne méthode et un peu de pratique donc … à vous de jouer 😉. 

        Ressources

        • LAWS, J. M. The Laws Guide to Drawing Birds; Heyday Books: Berkeley, California, 2015.

        N’hésitez pas à me faire part de vos retours ou de vos difficultés en commentaires, j’y répondrai avec plaisir 🙂.

        Bons dessins et à très vite !

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