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Où et comment observer le Mulot sylvestre ?
Le Mulot, une petite bête assez commune, mais pas forcément très connue car assez discrète.
Comment différencier un mulot d’une souris ? Et le campagnol alors ?
Quelques caractéristiques permettent de reconnaître un mulot à coup sûr :
- Il a de grandes oreilles bien visibles,
- La queue est longue, elle fait environ la longueur du corps,
- Les yeux sont très grands, adaptés à son mode de vie,
- Le pelage est brun chaud, avec un ventre plus clair,
La couleur et la taille des yeux sont donc ce qui le différencie surtout de la souris (grise avec des yeux un peu plus petits). Par rapport au campagnol, ses yeux sont plus grands, il a un aspect plus fin (le campagnol est plus rond, plus trapu) et sa queue est plus longue (la queue du campagnol est plus courte que le corps).
On peut le rencontrer dans les haies, en lisière de forêt, dans les jardins un peu sauvages ou encore dans les tas de feuilles et le bois mort. Mais même avec toutes ces infos, il peut-être compliqué à observer … puisqu’il s’active essentiellement un fin de journée et la nuit (d’où ce look de gros yeux globuleux, et tellement mignons 🙂)
On a donc bien plus de chance de croiser des traces de son passage que de le croiser lui-même.
Des graines rongées avec leur coque ouvertes en deux, des noisettes ouvertes avec un trou assez larges et des bords irréguliers, des petits tas de débris … sont autant d’indices qui peuvent montrer le passage d’un mulot (si vous êtes dans un habitat favorable comme nous avons vu, vous augmentez encore les chances que ce soit effectivement un mulot qui soit passé par là).
Tu peux trouver un exemple de noisette ouverte par un mulot ou campagnol juste ici, et une petite fiche d’identité juste là.
Comment passer l’hiver quand on est un mulot ? Entre le froid et le manque de nourriture, il faut trouver des stratégies …
Comme beaucoup de petits mammifères, il fait des provisions. Et comme l’écureuil, il cache sa nourriture à plusieurs endroits, ce qui lui permet de limiter les risques de vols de l’ensemble de ses réserves, et la rend plus accessible (plus proche) quand il se balade sur son territoire.
Il a donc une mémoire spatiale développée (même s’il oublie une partie de ses réserves, contribuant à planter la forêt de demain) mais a aussi d’autres atouts avec lui. Il laisse des marques odorantes, et des indices visuels en déplaçant des éléments naturels qui vont lui servir de marqueurs lui permettant de retrouver plus facilement ses cachettes. C’est un peu la stratégie « petit poucet » finalement. C’est ce qu’a montré une étude de 2003 qui s’est intéressée à cette stratégie.
Voyons à présent comment le dessiner pas à pas avec un mini-tutos 🙂.
Dessiner le Mulot sylvestre

Un petit Mulot en 5 étapes (source de l’image Wikimédia)
Comme d’habitude je te propose de procéder en 2 grandes étapes :
- Fixer les formes et les proportions avec des traits de construction
- Faire le dessin plus précis en s’appuyant sur ces traits de construction.
C’est un effet très difficile de garder une vue d’ensemble pour avoir des proportions correctes et se concentrer sur le détail de chaque contour pour être précis sur une partie en particulier (avec tous les changements de direction des traits pour une patte ou une oreille par exemple).
Les traits de construction sont donc des traits légers, rapides et faciles à corriger. Dans l’exemple suivant, ils sont assez marqués pour rester visibles, mais en pratique, ils devraient être le plus discrets possibles pour pouvoir être corrigés facilement et ne pas gêner le dessin final. Quand on les place, on ne s’occupe pas des détails, on cherche seulement à indiquer les grandes masses et leurs proportions relatives. Dans le pas à pas suivant, il s’agit des étapes 1 à 4.
Voyons tout de suite comment dessiner notre petit mulot 🙂.
Le modèle photo utilisé est disponible juste ici.
- 1. En premier, je te conseille de placer l’angle au niveau de la nuque et du dos. Il te permettra de fixer la posture de notre mulot. Pour ça, utilise un simple trait léger,
- 2. Avec un ovale rapide (tu peux en superposer plusieurs l’un sur l’autre pour ajuster le tracé au fur et à mesure), place ensuite la tête et sa taille approximative,
- 3. Commence par préciser un peu la forme de la tête en utilisant des traits droits, et sans t’occuper des détails pour l’instant. À cette étape, tu peux déjà utiliser les espaces négatifs pour t’aider : il s’agit des formes à l’extérieur des contours externes de ton sujet (hachurées pour être visualisées à l’étape 4). Elles te permettront d’être plus précis et de faire le dessin plus facilement 🙂. L’idée est de visualiser et de dessiner ces formes plutôt que le sujet lui-même. Le résultat sera le même mais ce sera bien plus facile et précis.
Avec un autre ovale, indique la taille et l’emplacement du corps. Pour t’aider, tu peux mesurer la tête à l’aide de ton crayon, et comparer sa taille à celle du corps. Ici, la longueur du corps mesure environ 1,5 fois celle de la tête.
- 4. En utilisant les espaces négatifs que nous avons vu à l’étape 3, précise les contours du corps. Tu peux regarder les espaces entre les pattes, sous la gorge, au niveau de la nuque … Une autre astuce qui peut fonctionner, pour vérifier ton dessin ou pour le faire entièrement, est de retourner ta feuille et ton modèle. Les éventuelles erreurs devraient te sauter aux yeux. Tu peux également placer les oreilles à l’aide d’ovales et placer l’œil, en observant le distance entre l’œil et les différents bords de la tête (avant, haut, bas et arrière de la tête). C’est vraiment important de passer un peu de temps sur cette étape et de corriger les proportions et la directions des traits, avant de passer à la suite. Ce sera la base de notre dessin.
- 5. C’est le moment de passer au dessin ! Atténue les traits de construction si besoin à l’aide d’une gomme classique ou d’une gomme «mie-de-pain». Nous allons procéder pas à pas. Commence par dessiner les contours externes du mulot, avec un trait irrégulier pour représenter les poils.
Ajoute ensuite les oreilles. Les éléments à l’avant, peuvent être réalisés avec des traits plus nets que ceux à l’arrière (l’oreille la plus proche est plus nette que l’oreille la plus éloignée par exemple). Pour les pattes, décompose bien en ayant la même approche que ce que l’on a vu jusque là. Indique les proportions et les masses à l’aide de grandes formes comme des ovales, puis fait le dessin plus précis des doigts une fois que tu a fixé leur emplacement et leur taille respective.
Il n’y a plus qu’à ajouter l’œil, le museau, la queue, avant de s’attaquer aux détails : moustache et fourrure. La fourrure peut-être une vraie difficulté, essaye de ne pas trop en faire et de te concentrer sur les masses : contours de la tête, marques plus sombres qui indiquent des «trous» dans la fourrure.
N’hésites pas si tu as des questions sur ce mini-tutos ! Pour ça, rendez-vous dans l’espace commentaires un peu plus bas 😉.
Pour retrouver les autres minis-tutos, c’est par ici.
Bons dessins et à très vite !
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