C’est ce que met en avant le best-seller de Betty Edwards, Dessiner grâce au cerveau droit1, dans lequel elle explique que l’on a souvent des représentations simplifiées des choses. Ces représentations nous viennent de l’enfance interfèrent avec l’observation et nous rendent le fait de dessiner difficile.
Et c’est vrai.
J’ai commencé le dessin avec le livre Le dessin pour les Nuls2, et l’approche est un peu la même : elle met au centre l’observation.
C’est une brique essentielle, j’en suis convaincu.
De bonnes capacités d’observation permettent d’être précis, de voir ce qui ne vas pas dans un dessin en comparant le dessin au modèle, et de corriger petit à petit. Et ça fonctionne très bien … pour un sujet immobile ou quand on a le temps.
Pour le dessin sur le terrain, avec des sujets qui ont tendance à bouger sans trop attendre que l’on ait fini de dessiner, c’est bien plus compliqué.
On peut vite se retrouver perdu si le contour qu’on était en train de dessiner soigneusement change de place à cause d’une tête qui bouge, d’un pas en avant …
Comment faire ?
Dans cet article, je vous propose 4 compétences que j’ai identifiées qui peuvent vous aider à dessiner plus facilement en extérieur.
Nous verrons de petits exercices concrets pour les travailler facilement régulièrement.
Elles m’ont vraiment aidé à passer le cap du dessin sur le terrain, et elles pourront certainement également vous aider 🙂.
Qu’est-ce qu’un dessin réussi ?
Avant tout, c’est important de savoir de quoi on parle exactement quand on parle de dessin en extérieur.
L’idée de cet article n’est pas de se mettre la pression et de se dire que si nous ne pourrions faire du dessin en extérieur seulement si on a suffisamment travaillé compétences que nous allons voir.
C’est un des pièges classiques auquel je n’ai pas échappé.
Au-delà du résultat, dessiner en extérieur est un vrai plaisir : celui d’être dehors, au contact de la nature, et de voir le vivant d’un autre œil, plus attentif. Ou bien remarquer des choses que nous n’avions jamais vu dans les sujets les plus ordinaires, et s’en rappeler.
Le dessin peut alors être vu comme un outil pour apprendre plutôt que comme une fin en soi en visant absolument un beau résultat.
Cette pratique demande du temps, de la régularité, et en se mettant la pression par rapport au résultat, on peut faire disparaître la dimension de plaisir, et finir par se décourager.
C’est très bien de vouloir bien faire, de vouloir s’améliorer, mais le perfectionnisme qui nous dit que ce n’est jamais assez bien est un vrai piège dans lequel il ne faut pas tomber.
Travailler les 4 compétences que nous allons voir vous aidera à dessiner plus facilement dehors, mais cela ne doit pas vous empêcher de dessiner tout court parce que vous n’auriez pas suffisamment développé ces aspects.
Ne tombez pas dans le même piège que moi et ne vous privez pas du plaisir de sortir dehors, et d’observer la nature, sans se mettre de pression.
Bon assez parlé, rentrons dans le vif du sujet avec la première compétence très utile pour dessiner dehors : le dessin gesture 🙂.
Les 4 compétences à travailler pour dessiner plus facilement en extérieur
Ces compétences viennent directement des contraintes du dessin sur le terrain dont la principale est le temps (dans tous les sens du terme 😉).
Tout d’abord la météo. Elle peut parfois changer très vite, être incertaine, ou les températures peuvent être basses. Tout ça fait qu’on peut vouloir ne pas passer trop de temps sur place, et donc ne pas mettre une heure à dessiner une plante.
On peut aussi vouloir garder une trace d’une observation faite en balade, mais sans passer tout le temps de sa balade sur place à dessiner.
Et puis il y a les animaux, et leurs fâcheuse tendance à ne pas rester en place et à pouvoir partir à n’importe quel moment, sans prévenir le dessinateur qui était pourtant en train de leur faire un magnifique portrait.
Bref, il faut être capable de dessiner rapidement, de capturer une posture, des proportions, un comportement, ou un détail que l’on veut retenir en quelques instants.
Les 4 compétences que nous allons voir sont donc :
- Le dessin rapide / de type gesture, qui permet de capturer l’essentiel rapidement,
- La mémoire visuelle, qui permet de continuer le dessin une fois que le sujet à bougé ou est parti, et qui permet de dessiner en ayant besoin de revenir moins souvent au modèle (donc d’aller plus vite),
- L’observation, qui permet de capturer de manière juste les angles, les proportions, et les principaux détails,
- Les formes 3D / la perspective, qui permet de comprendre ce que l’on voit, donc de mieux retenir, de dessiner plus vite et de continuer plus facilement le dessin une fois le sujet parti.
C’est parti pour voir la première compétence : le dessin rapide !
Le dessin rapide ou gesture
Le dessin rapide ou de type gesture, est simplement un dessin fait en très peu de temps, avec des gestes souples, amples et des traits superposés. On ne cherche pas le résultat parfait, on ne s’attarde pas sur les détails et on ne prend pas le temps de corriger.
Ce type de dessin a un côté vivant, idéal pour représenter le mouvement et les postures dynamiques. Il permet d’apprendre à capturer rapidement l’essentiel d’un sujet, en débloquant le geste et en mettant de côté le perfectionnisme.
C’est à la fois un style de dessin, et un exercice en soi. Pour s’entraîner, la meilleure manière est de faire du dessin chronométré.
Plusieurs options sont possibles.
Vous pouvez :
- Aller sur un site qui propose des diaporamas aléatoires et minutés, de préférence sur la nature, comme ici. Vous pouvez choisir le thème, puis le temps pour faire chaque dessin.
- Choisir des images, les enregistrer, et les enchaîner, en mettant un chronomètre sur un temps très court (une minute ou 30 secondes pas exemple)
- Dessiner un même sujet plusieurs fois, en augmentant le temps à chaque fois (et si possible en changeant le point de vue légèrement si vous travaillez à partir d’un sujet réel et non à partir d’une photo). Vous pouvez par exemple faire un dessin en 10 secondes, puis 30 secondes, puis 1 minute et enfin 2 minutes. À la dernière répétition (2 minutes), après avoir fait les temps plus courts, vous devriez arriver à capturer beaucoup plus d’informations que si vous aviez commencé directement par un dessin de 2 minutes 🙂.

Petit exercice de dessin express
Notre sujet risque de bouger à tout instant, c’est donc important de savoir capturer l’essentiel rapidement, comme nous l’avons vu.
Mais comment faire si notre sujet bouge ou décide de s’en aller ? Comment continuer son dessin ? Et comment capturer plus d’informations en un seul regard, pour dessiner plus vite et faire moins d’allers-retours entre son modèle et sa feuille ?
C’est l’importance de la deuxième compétence : la mémoire visuelle.
La mémoire visuelle : capturer plus d’informations en un regard
La mémoire visuelle représente ce dont vous vous souvenez entre le moment où vous quittez votre modèle des yeux et le moment où vous commencez à dessiner.
Plus vous vous souvenez de choses, moins vous aurez d’allers retours à faire du regard entre votre modèle et votre feuille et plus vous pourrez dessiner vite.
Chaque dessin fait donc un minimum appel à ce type de mémoire. Mais pour un sujet qui peut bouger à tout instant, cette compétence devient très importante. Elle vous permettra d’aller plus vite, et de finir votre dessin, même si votre sujet a bougé ou n’est plus là.
Comment s’entraîner ?
Exercice pour entraîner sa mémoire visuelle
Une idée simple est pratique est simplement de prendre 2-3 minutes avant de commencer un dessin pour faire un petit exercice.
Il s’agit simplement de prendre un moment pour observer votre sujet, puis le dessiner de mémoire et enfin comparer le résultat avec le sujet réel.
Observez bien les différences entre votre dessin et le sujet, puis recommencez le cycle une fois (observation, puis dessin de mémoire sans regarder le modèle).
Cette deuxième répétition est vraiment importante. C’est elle qui vous permettra d’ajuster ce dont vous vous souvenez avec la réalité, et donc de progresser réellement.
Vous pouvez bien-sûr recommencer autant de fois que vous le voulez. Vous pouvez par exemple vous fixer une minute d’observation, puis le temps nécessaire pour le dessin.
Ce type d’exercice gagne vraiment a être fait régulièrement. Pour l’intégrer facilement dans votre pratique du dessin, faites donc en sorte qu’il ne vous prenne pas trop de temps.
La mémoire visuelle est une compétence qui prend du temps à se développer, donc ne vous découragez pas si les progrès sont timides ou long à arriver, c’est tout à fait normal.
Commencez par des sujets simples.
Le but n’est pas de faire un dessin incroyable, c’est simplement un entraînement. C’est une compétence que nous n’entraînons pas d’habitude dans la vie de tous les jours, donc c’est normal si vous avez du mal au début.
Pour en savoir plus sur ce type de mémoire et comment l’entraîner, vous pouvez faire un tour sur cet article.
Je suis aussi un livre au moment où j’écris ces lignes, The Memory Drawing Course Book3, de Darren R. Roussar : 6 mois d’exercices quotidiens (10-15 minutes) et progressifs pour développer cette compétence.
Il est vraiment bien fait mais est malheureusement en anglais. Les exercices ne sont pas faciles mais sont progressifs. Bref, c’est une bonne ressource si vous êtes intéressé par ce type de dessin et que l’anglais n’est pas un frein pour vous 🙂.
La mémoire visuelle est une compétence très importante je trouve, mais elle repose sur un temps d’observation, même s’il est parfois bref.
Il faut être capable de voir les angles, les proportions, les espaces, …
Et ça tombe bien, puisque c’est ce que nous allons voir avec la prochaine compétence !

Dur dur le dessin de mémoire !
L’observation
Quel que soit le type de dessin pratiqué, l’observation est un des piliers essentiels. Et le dessin en extérieur ne fait pas exception 🙂.
Ce n’est pas instinctif, mais alors que l’on peut penser que le dessin est une affaire de technique, c’est avant tout une question de voir, voir les choses comme elles sont.
Bien souvent, quand on commence à dessiner, cette étape est un peu zappée, ce qui fait que l’on a tendance à dessiner à partir d’une représentation que l’on a de son sujet, et non à partir de la réalité. Finalement on est frustré parce que le dessin n’est pas ressemblant, mais difficile de savoir ce qui cloche exactement.
C’est une idée développée par Betty Edwards, dans son livre Dessiner grâce au cerveau droit1.
Elle nous dit aussi que ces représentations sont des versions simplifiées et symboliques de la réalité, qui nous viennent de l’enfance, le moment où l’on a passé le plus de temps à dessiner en général.
Voir les choses comme elles sont, avec précision, demande donc un peu de pratique. Il s’agit de voir : les contours, les espaces, les relations (formes, proportions), les lumières et les ombres.
Quelques exercices peuvent vraiment aider.
Parmi ceux qu’elle propose, un est particulièrement efficace et à été repris dans de nombreuses méthodes d’apprentissage du dessin : le dessin en contours aveugle.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
Exercice du dessin en contours aveugles
Il s’agit de dessiner, en regardant uniquement son sujet. A aucun moment il ne faut regarder sa feuille.
Le truc est de suivre lentement et régulièrement avec les yeux les contours que l’on veut dessiner. Exactement au même rythme, la main bouge sur la feuille pour reproduire ce que voient les yeux. L’astuce consiste à ne jamais décoller le crayon de la feuille, à aucun moment.
Parfois vous serez donc obligé de faire des aller-retours sur votre feuille et repassant sur un trait déjà tracé, mais ce n’est pas un souci.
Niveau installation, vous pouvez par exemple mettre votre sujet d’un côté et votre feuille de l’autre. Empêchez-vous éventuellement de voir la feuille en bloquant la vue avec la main qui ne dessine pas (en la collant sur votre visage).
Vous pouvez trouver un peu plus d’informations sur cet exercice juste ici.
Le résultat sera forcément un peu artistique, et c’est tout à fait normal. Ici, le but est surtout de vous entraîner à observer précisément, le résultat sur la feuille n’est pas très important. Plus vous répéterez cet exercice, plus il sera tout de même proche de ce que vous observez.

Une petite feuille faite en contours aveugles
Comme nous l’avons vu au début de cet article, dessiner en reproduisant de manière précise ce que l’on voit est très utile, mais quand un sujet bouge, on peut vite être perdu.
La combinaison des 3 compétences que nous avons vu : dessin rapide, mémoire visuelle, et observation, aide déjà énormément.
Mais, même en étant rapide, et en ayant développé sa mémoire visuelle, ça peut être compliqué de se souvenir de suffisamment de choses pour terminer son dessin si notre sujet décide de bouger ou de partir.
Même si la mémoire visuelle semble une bonne solution, en pratique, elle aide énormément mais met du temps à se développer et cela reste compliqué de se souvenir de tous les détails d’un sujet complexe. Comment faire alors ?
C’est la dernière brique qui m’a longtemps manqué jusqu’à ce que je comprenne à quel point c’est important, même pour du dessin d’observation : comprendre son sujet en 3D.
Perspectives et compréhension des formes 3D
L’importance de comprendre les formes 3D
À priori, dessiner la nature semble plutôt simple sur le principe : on observe quelque chose et on reproduit ce que l’on voit sur sa feuille.
Et en théorie oui : si on sait observer précisément, que l’on sait dessiner vite et que l’on est bon à se souvenir de ce que l’on voit, on a tous les ingrédients.
C’est pour cette raison que j’ai longtemps sous-estimé la compétence que nous allons voir.
Devant les difficultés que j’avais à dessiner des sujets qui sont réels, en 3D, et qui ont tendance à bouger, il devait bien y avoir autre chose.
C’est à force de voir l’approche d’un auteur, enseignant, naturaliste que j’aime beaucoup, John Muir Laws, que je me suis dit que ce n’était peut-être pas suffisant.
Cet auteur fait beaucoup de dessin sur le terrain, et dans ses démonstrations (notamment sur sa chaîne YouTube), la vitesse à laquelle il dessine est assez impressionnante. Il est capable de représenter en quelques traits une observation.
Quand on compare à son modèle, ce n’est pas une représentation 100% exacte, chaque contours n’est pas recopié tout à fait à l’identique, mais pourtant le tout est correct. Proportions, volumes, et résultat final, tout y est.
La clef repose sur ce qu’il met souvent en avant : la compréhension de son sujet, notamment des formes 3D simples qui le composent. Dans le cas des mammifères ou des oiseaux, il met aussi l’accent sur la compréhension de l’anatomie.
En fait c’est tout à fait logique : celui qui comprend son sujet, et qui sait le dessiner sans modèle, aura forcément beaucoup moins de mal quand il s’agit de le dessiner dehors, même si celui-ci décide de partir.
Dessiner sur le terrain, un mélange subtile entre 4 types de dessin
Dessiner sur le terrain devient un mélange entre 4 types de dessins:
- Le dessin gesture
- Le dessin de mémoire
- Le dessin d’observation
- Le dessin d’imagination
Si on décompose ce qu’il se passe quand on dessine un animal dehors, voici comment cela peut se dérouler :
- On observe son sujet, en se concentrant sur certains points à retenir et à bloquer immédiatement sur sa feuille avec des formes simples. Ces points sont ce qui caractérisent ce qui est présent et ce qui se passe à cet instant : la posture (à l’aide de simples traits, notamment en indiquant l’angle entre l’arrière de la tête et le dos), les proportions (celle de la tête par rapport au corps par exemple), l’emplacement et l’angle des pattes et de la queue, éventuellement quelques détails caractéristiques (couleurs, tâches à certains endroits, …) (compétence d’observation et de mémoire visuelle)
- Ces informations sont notées rapidement sur la feuille avec des formes simples, peu précises, des gestes souples et amples (dessin gesture et mémoire visuelle). On utilise par exemple des ovales, des traits, tout ce qui touche aux traits de construction.
- On décompose rapidement le sujet en plaçant par dessus les formes simples dessinées des formes 3D, essentiellement des cubes et des sphères. Le but est de comprendre rapidement son sujet en 3D et les effets de raccourcissement,
- Si le sujet est encore présent, on fait le dessin en lui même en l’observant à nouveau, ou bien on complète avec ce dont on se souvient.
En comprenant son sujet et les formes de bases qui le composent en 3D, ça devient beaucoup plus facile de se souvenir de ses observations, et de reconstituer le dessin en croisant ce dont on se souvient, et les connaissances que l’on a de son sujet.

Lézard express à l’aide de traits de construction (assez marqués ici pour rester visibles un minimum)
Comment s’entraîner à comprendre un sujet en 3D et à le simplifier
Oui parce que c’est bien beau tout ça, mais comment faire en pratique ? 🙂
Un bon point de départ est de comprendre les principes de base de la perspective, notamment en partant du cube.
Vous pouvez vous entraîner à dessiner à cube dans différentes positions grâce à la théorie de base de la perspective.

Quelques cubes à l’aide de points de fuite
Commencez par tracer une ligne verticale, la ligne d’horizon (LH) et placez 2 points de fuite dessus (PF1 et PF2). Ces consignes sont pour le cube en bas de l’illustration mais le principe est le même pour les autres cubes 😉.
Tracez ensuite l’arrête vertical centrale du cube. Faites un «Y» en partant du sommet de l’arrête et en reliant son extrémité aux points de fuite 1 et 2. Faites la même chose en partant du bas de l’arrête. Fermez les côté du cube à l’aide de traits verticaux. Formez la face supérieur toujours en vous aidant des points de fuite.
Une fois que vous serez plus à l’aise à dessiner un cube en l’imaginant depuis différents points de vue, vous pourrez vous amuser à modifier cette forme pour en faire des formes plus complexes ou des objets simples (une chaise, un meuble, un carton ouvert, …).

Stylo avec des cubes

Chaise à l’aide de cubes
Vous pourrez aussi vous entraîner à associer ce cube à différentes formes 3D : cylindres, pavé, pyramides, … pour faire des objets plus complexes.
Toutes ces étapes sont déjà un très bon point de départ, qui demandent un peu de pratique. Allez-y tranquillement, et vous serez bientôt plus à l’aise avec tout ça.
Pour vous donner une idée, la suite sera ensuite de simplifier un sujet en formes de bases (cubes, pavés, cercles, …). Ce sera suffisant pour le dessin sur le terrain 🙂.
Pour aller plus loin et vous entraîner par exemple à dessiner des animaux ou plantes d’imagination, vous pourrez pratiquer en représentant ce sujet en version formes de bases 3D simplifiées depuis un point de vue que vous n’observez pas.
Cette dernière étape est aussi un sacré challenge donc n’allez pas trop vite, l’idée est juste de vous montrer la progression possible.
Je ferai un article plus détaillé sur comment décomposer un sujet en formes de base 3D mais en attendant vous pouvez déjà vous entraîner en dessinant des cubes depuis différents points de vue grâce aux principes de base de la perspective.
Dessiner des objets géométriques simples du quotidien est aussi une bonne idée (une boite de mouchoir, un meuble, un livre épais, …).
À vous de jouer !
Nous avons fait le tour des 4 compétences qui peuvent vous permettre de dessiner plus facilement la nature en extérieur.
Pour intégrer ces conseils, je vous conseille chaudement de prendre quelques minutes dès maintenant pour reprendre au moins une des 4 compétences et de faire l’exercice lié.
Nous avons vu :
- le dessin rapide / de type gesture
- Le dessin de mémoire
- Le dessin d’observation
- Les formes de bases 3D, la perspective et les principes de raccourcissement (dessin d’imagination)
Pour progresser, j’ai trouvé bien plus facile de se focaliser sur une compétence à la fois. Vous progresserez plus vite, ce qui sera source de motivation.
Voyez ce qui vous parle le plus en ce moment pour choisir quel point travailler et refaites le petit exercice régulièrement.
J’espère que cet article vous a plu !
Pour aller plus loin et retrouver quelques ressources, rendez-vous juste en dessous.
Vous pouvez aussi trouver des conseils sur comment utiliser le dessin pour découvrir la nature en téléchargeant le guide gratuit juste en dessous.
Bons dessins, bonnes observations nature et à très vite !
Ressources
- (1) Betty Edwards, Dessiner grâce au cerveau droit, ed Mardaga Pierre, 2025
- (2) Brenda Hoddinott, Le Dessin pour les nuls, ed Pour les nuls, 2023
- (3) Darren R. Rousar, The Memory Drawing Course Book, ed Velatura Press, LLC, 2023
- John Muir Laws, The Laws Guide to Nature Drawing and Journaling, ed Heyday Books, 2016
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